Psychomotricien et Psychothérapeute
Psychomotricien et Psychothérapeute :
Pour en finir avec une polémique inutile.
L’ISRP vous a récemment informé sur les conséquences du décret du 20 mai 2010 relatif à la possession du titre de psychothérapeute.
Par un communiqué, une organisation professionnelle a vivement critiqué l’ISRP d’avoir ainsi osé informer les psychomotriciens concernés des conséquences que ce texte pourrait avoir sur leur activité professionnelle.
L’ISRP ne souhaite pas entrer dans une polémique stérile, comme celles que la profession a pu connaître par le passé.
Le travail réalisé au sein du CEDIFP – Collège des Equipes de Direction des Instituts de Formation en Psychomotricité - montre, bien au contraire, la richesse qui ressort des réflexions et travaux en commun.
De plus dans le contexte nouveau de décentralisation et de transfert de compétences de l’état, tous les instituts de formation paramédicale, qu’ils soient publics ou privés ont reçu de la part du Ministère et des Conseils Régionaux des missions de service public dont l’information fait, bien sur, partie.
Pourquoi donc un syndicat s’en prend il à l’ISRP quand l’institut remplit cette mission de service public en informant les psychomotriciens ?
Sans doute parce que lui-même n’a pas reçu les mêmes missions, sans doute encore, parce qu’il croit que le conflit et la crainte sont mobilisateurs.
En reprenant les couplets éculés sur l’affaiblissement voire la dislocation de la profession au prétexte que quelques psychomotriciens diplômés d’avant 2005 (le texte n’offre aucune dérogation aux futurs diplômés et exige 5 ans de pratique professionnelle de la psychothérapie) et utilisant déjà un titre qui ne vient pas en remplacement mais seulement en complément du titre principal (celui de psychomotricien) comme c’est le cas pour les psychologues et les médecins, ce syndicat veut-il stigmatiser les psychomotriciens qui ont fait cette démarche en sous entendant que leur choix personnel met en péril toute la profession ?
Si c’est le cas ce syndicat se discrédite.
Ce n’est pas la première fois que spontanément, il parle de danger, de risques majeurs. Il l’avait déjà fait à de nombreuses reprises :
- il y a quarante ans pour le diplôme d’état
-
récemment pour l’Europe, la réingénierie, l’apprentissage et le plan Alzheimer.
Il pense que les psychomotriciens cotiseront pour se protéger du danger face aux changements.
C’est bien évidemment une erreur car les professionnels sont, aujourd’hui plus concernés par l’évolution de la psychomotricité que par le repli sur soi, la critique systématique sans aucune autre proposition que la peur du futur.
Espérons que ce syndicat se reprenne car la profession a besoin d’une représentation forte, plurielle, ouverte et active mais également consensuelle et tournée vers l’avenir. Elle souhaite également être régulièrement informée, c’était bien le but du courrier de l’ISRP.
Directeur de l’ISRP


