Un métier au cœur de l’équilibre !  

Le psychomotricien intervient pour soigner des troubles « psychomoteurs » : des difficultés motrices, psychologiques, émotionnelles, affectives ou intellectuelles vécues et exprimées par le corps, et qui peuvent se manifester à tous les âges de la vie. Ces troubles d’origine physique et/ou psychique affectent le patient dans son développement et son quotidien, au travers de sa relation à l’autre ou de sa capacité d’adaptation à son environnement et à ses contraintes. La mission du psychomotricien est d’aider le patient à retrouver l’équilibre perdu ou déficient.

Psychomotricité = Psycho + Motricité = l’homme !

Un quotidien passionnant !

La mission du psychomotricien est multiple : dépister, soigner, et prévenir. Le psychomotricien n’a jamais recours à des médicaments, mais travaille avec ses patients sur le corps et la perception du corps. À chaque fois, le psychomotricien part à la découverte de son patient. Sur prescription médicale, il commence par réaliser un bilan psychomoteur afin d’identifier ses facultés, ses potentialités et ses difficultés, car il va chercher à s’appuyer sur ce qui fonctionne pour stimuler les facultés perdues ou endommagées. Il propose ensuite un projet thérapeutique et choisit les techniques corporelles adaptées. Ces « médiations » peuvent prendre des formes très variées : parcours psychomoteur, remédiation cognitive, danse, art dramatique, arts plastiques, musique, relaxation, ou encore jeux de rôles. Toute prise en charge psychocorporelle est unique, car il n’existe jamais deux personnes, ni deux troubles identiques !

Une profession en phase avec son temps

En ne séparant pas le psychique du corporel, la profession de psychomotricien permet d’appréhender la complexité du fonctionnement humain. Elle trouve de ce fait les réponses adaptées aux nouvelles formes de pathologies ou de troubles liés à la transformation de nos modes de vie (multiplication des écrans, exigences de performance au travail, pathologies liées à l’allongement de la durée de vie, etc.) et qui émergent régulièrement : les « Maladies de Civilisation ». 

Cette compétence, reconnue par le Ministère de la Santé, place désormais la profession au cœur des préconisations et des principaux plans de santé publique : Plan Alzheimer (2008-2011), Plan Maladies neurodégénératives (2014-2019), Préconisation de la Commission Nationale de la Naissance et de la Santé de l’enfant dans le cadre de parcours de soins des enfants et des adolescents présentant des troubles du langage et des apprentissages (2013), Schéma national pour les handicaps rares (2014-2018), Plan priorité prévention : rester en bonne santé tout au long de sa vie (2018), Stratégie nationale autisme (2018-2022). 

Une vie professionnelle riche et épanouissante !

Le psychomotricien est un auxiliaire de médecine. Il travaille à partir d’une prescription médicale (c’est-à-dire à la demande écrite du médecin traitant), en complémentarité et souvent en étroite collaboration avec les autres professionnels de santé et du champ social : médecin, psychiatre, psychologue, kinésithérapeute, orthophoniste, éducateur, etc.

Il exerce principalement en tant que salarié dans les secteurs sanitaires, médico-sociaux, sociaux ou éducatifs ; mais également en cabinet libéral qui se développent considérablement. Il est devenu fréquent d’associer les deux types d’activité, ainsi chacun peut trouver son propre équilibre de vie !

Témoignages de Grégory, Romain et Aude devenus psychomotriciens !

« En classe de première, s’est posée la difficile question de l’orientation. J’aimais les sciences et j’étais doué en sport. J’envisageais de devenir professeur d’activité physique, mais je m’intéressais aussi aux aspects psychologiques de la personne. De fil en aiguille, je me suis documenté sur les professions paramédicales. Celle de psychomotricien me paraissait la plus proche de ce que je recherchais. Et puis je ne me voyais pas assis toute la journée à écouter les cours. Je voulais quelque chose de très dynamique. », Grégory.

« J’avais envie de travailler autour de la personne, mais je ne savais pas exactement pour quoi faire. En classe de terminale, j’avais un professeur de philosophie “branché” corps et esprit. C’est la première fois que j’entendais parler de la notion de psychomotricité et ça m’a beaucoup plu. Je suis allé dans un CIDJ et je suis tombé sur la fiche métier de psychomotricien. À la Journée “Portes Ouvertes” de l’ISRP, on parlait d’un métier d’équilibre, ça a fait tilt ! ». Romain

“Ma mère qui me connaissait bien m’a orientée vers le paramédical. Elle savait que j’aimais aider les autres. Je suis allée sur un salon et j’ai échangé avec des étudiants de l’ISRP. J’ai eu un “coup de foudre avec la profession”. Aude

Créé il y a 50 ans, l’ISRP est le premier IFP. Il dispose de trois écoles à Paris, Marseille et Vichy.

Sur les 15 000 psychomotriciens qui exercent, plus de la moitié a été formée à l’ISRP !

L’admission à l’ISRP, comme pour tous les IFP, est sélective. Pour sélectionner les candidats, l’ISRP organise un concours commun à ses trois écoles. Ce concours commun compte pour 1 vœu parmi les 5 vœux possibles sur Parcoursup :

Choisir l’ISRP, c’est n’utiliser qu’1 seul vœu pour prétendre
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