Une profession

La rééducation psychomotrice prend en charge les troubles établis comme ceux des handicapés, mais aussi les troubles acquis et réactionnels : difficultés scolaires de l’enfant, conflits psycho-affectifs de l’adolescent, déficience physique du 3ème age, stress de la vie adulte…

Ainsi, pour le psychomotricien, « aider l’autre » n’est plus de l’idéalisme vague, mais une réalité professionnelle quotidienne, un métier. Métier passionnant qui répond à un besoin essentiel chez l’autre : besoin de communiquer, besoin d’être compris, reconnu, sécurisé, besoin d’être aimé.

Métier difficile aussi parce qu’il exige de la part de celui qui veut l’exercer sensibilité et intelligence bien sûr, mais surtout le goût du dépassement.

Un exercice passionnant

Au sein d’une équipe pluridisciplinaire ou en cabinet libéral, le psychomotricien exerce une profession paramédicale passionnante. En effet, les troubles psychomoteurs n’ont souvent pas d’origine organique, traumatique ou héréditaire (sont donc exclus du champ d’application les grands handicaps moteurs et les formes extrêmes de la maladie mentale).

Ces troubles très perturbants, bien qu’en apparence « légers » sont les reflets corporels d’une perturbation psychologique ou psycho-affective. Ils vont entraîner des difficultés sur les plans scolaire et professionnel, notamment en diminuant l’efficience. Chez l’adulte, ils provoqueront un état de « malaise » permanent. L’intervention du psychomotricien porte sur le trouble qu’il tente, soit de faire disparaître, soit de faire assumer.

Au milieu du XXème siècle, une équipe de professionnels autour du Pr de  Ajuriaguerra et de Mme Soubiran va mettre en oeuvre les fondements de la psychomotricité autour du paradigme de l’existence de troubles psychomoteurs.

Ces derniers se manifestent dans la façon dont le sujet est engagé dans l’action.

Face à ces troubles, les psychomotriciens ont développé un ensemble de techniques parmi lesquelles :

  • le bilan psychomoteur
  • la relaxation
  • etc.

Entre 1974 et 1995 vont se développer une formation et un exercice règlementé :

  • un diplôme d’Etat,
  • un statut d’auxiliaire de la médecine,
  • un exercice protégé
  • une inscription au code de santé publique.