Portrait

Portrait : Caroline Golitin

Après le Diplôme d’État en 2014, j’ai travaillé quatre ans en salarial et en libéral. J’ai abordé des patients très variés et développé une clinique assez globale, mais j’ai ressenti le besoin de consolider mes compétences. Psychomotricienne DE installée en Guyane, j’avais plein de questionnements mais peu d’interlocuteurs sur place vers qui me tourner. 

Le Máster Internacional en psicomotricidad/ Titre d’Expert en Psychomotricité (MIP/TE) me permettait de rester dans mon champ de psychomotricienne. Je me suis inscrite en juin et le programme a commencé fin août.

Où et comment s’organise le programme ?

Les cours avaient lieu à l’ISRP Paris mais, comme je travaillais en Guyane, j’ai pu les suivre en distanciel. Aujourd’hui, cette option est offerte à tous les étudiants. 

Les cours se déroulent les week-ends, une à deux fois par mois, et tous les jours pendant les vacances scolaires. Le programme est organisé par thèmes avec une logique de progression sur les deux ans. La 1re année, on consolide les bases de la psychomotricité et on découvre les méthodes qui existent en recherche et en management, et leurs liens avec la société. La 2e année est axée sur la recherche avec un mémoire à la clé. Comme je travaillais en pédopsychiatrie, j’ai choisi d’aborder les adolescents en souffrance et comment la psychomotricité peut les aider. Les soutenances finales se déroulent normalement devant un jury international à l’occasion de l’Université d’Été. Avec la crise sanitaire, les nôtres ont eu lieu en visio.

Qu’est-ce qui vous a le plus plu ?

Les professeurs ! Ils viennent d’universités du monde entier : Italie, Allemagne, Angleterre, Portugal, Espagne, etc. Ils sont tous impliqués dans la recherche et le développement de la profession. Ils interviennent sur des thèmes spécifiques mais nous font également découvrir comment la profession s’exerce dans leur pays. J’ai été marquée par leur ouverture, leur pratique et leur approche du métier. Je suis restée en contact avec plusieurs d’entre eux. 

Ce double diplôme en poche, qu’est-ce qui a changé pour vous ?

Le MIP/TE m’a fait gagner confiance en moi et m’a permis, à lui seul, de devenir formatrice. En parallèle de ma clinique, j’ai pu saisir de nombreuses opportunités comme potentiellement partir en Chine en tant que formatrice diplômée du MIP/TE, et là je vais enseigner à l’IFP qui ouvrira ses portes en Guyane à la rentrée 2021 !

Un souvenir ?

Être épuisée ! La journée, j’exerçais auprès de mes patients tout en développant mon regard de chercheur. Le soir, je révisais et travaillais sur les rendus. J’ai bien failli laisser tomber mais je me suis rappelée de la mission que je m’étais fixée de développer la profession dans mon pays, et je me suis rendu compte du chemin que j’avais déjà parcouru.

Le Máster Internacional en psicomotricidad/ Titre d’Expert en Psychomotricité demande une grande implication personnelle, mais, si on s’accroche, c’est une satisfaction assurée et un wahouuu pour la vie !!!

Portrait : Aude Buil

Une psychomotricienne investie dès l’aube de la vie.

Portrait : Aurélien D’Ignazio

Par le jonglage, la danse et le mime, Aurélien D’Ignazio aide les enfants atteints d’autisme à s’adapter au monde qui les entoure.